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© Photos Hugues Le Paige - Publiées avec son autorisation sur le blog CheQuotidien.
Conférence-débat de l'Institut Marcel Liebman (ULB)
le lundi 19 novembre 2007
de 18 à 20 h
Che Guevara et la recherche d'un nouveau modèle de socialisme pour le XXIe
siècle
Avec :
Michael LÖWY : Directeur de recherches au CNRS (France)
Jean VOGEL : Assistant à l'Université libre de Bruxelles (ULB)
Modérateur : Manuel ABRAMOWICZ, animateur du blog CheQuotidien
A l'Université libre de Bruxelles (ULB)
Campus du Solbosch
Auditoire H 2213
Avenue Paul Héger
1050 Bruxelles
Quarante ans après sa mort et en dépit de son iconisation par l'industrie culturelle comme par le régime castriste, Che Guevara reste une figure controversée. "Tueur sanguinaire" pour certains, personnage christique pour d'autres, incarnation d'un idéalisme révolutionnaire indemne du bilan de faillite du "socialisme réel" pour d'autres encore, la variété des évaluations proposées au public est sans équivalent pour d'autres personnalités.
La récente publication des Cahiers de Prague, des manuscrits inédits du Che consacrés à la critique du modèle économique de l'URSS ont relancé l'interrogation sur la pertinence des conceptions de Guevara quant à la recherche d'un autre modèle de socialisme.
Michael Löwy vient de publier, avec Olivier Besancenot
(porte-parole de la Ligue communiste révolutionaire, organisation issue du trotskisme, active en France), Che Guevara : une braise qui brûle encore aux éditions Mille et une nuits
(Paris).
Une conférence-débat exceptionnelle proposée par l'Institut Marcel Liebman de
l'ULB.
L'évocation du quarantième anniversaire de la mort de Che Guevara, le 9 octobre dernier, a donné lieu à une multitude de critiques négatives à
l'égard de ce dirigeant révolutionnaire anti-impérialiste. Ce qui ne fut pas le cas pour le trentième anniversaire. Les pourfendeurs du "Che" ont dénoncé en lui l'incarnation d'un sanguinaire
guerrier, épris de haine et de sadisme.
Ennemi de l'impérialisme américain, Guevara était un marxiste convaincu. Il a donc rejoind la "liste noire" de ceux agitant la "peur du
rouge". Comme le montre ce courrier d'un lecteur de La Dernière Heure, quotidien populaire libéral, publié dans son édition du 5 novembre dernier.
(M.AZ).
Document
: CheQuotidien
Les versions sont diverses et divergentes. Élégante ou relevant d'un "culte de la personnalité" organisé par d'éternels disciples. L'image du Che est devenue intemporelle...
Récemment à Bruxelles, des affichettes sont apparues pour annoncer l'ouverture d'une exposition d'un jeune artiste belge, Bertrand Neuman. Sur celles-ci : la
reproduction de l'une de ses œuvres représentant Ernesto Che Guevara. Son dessin au fusain est intitulé: "Che-Christ".
Il est magnifique et est complété d'une série de plus petits tableaux évolutifs.
La belle exposition de Bertrand Neuman peut être visitée jusqu'au 20 décembre prochain. Elle se tient dans la charmante galerie d'art Tribeca (au n° 412 de l'Avenue Louise, à 1050 Bruxelles).
Dessin et carton d'invitation republiés sur CheQuotidien
avec l'aimable autorisation de l'artiste Bertrand Neuman © Bertrand Neuman.
Galerie, resto et hôtel
La galerie Tribeca abrite également un très romantique et intime restaurant qui semble être des meilleures qualités.
Cumulez donc votre visite de l'exposition de Bertrand Neuman avec un agréable rendez-vous culinaire. Et s'il est trop tard pour rentrer chez vous, Tribeca propose aussi de très jolies chambres
d'hôtel.
Plus d'info ? Cliquez-ici
Couverture du cahier spécial "Che" (12 pages) proposé
par Libération, le 9 octobre 2007.
La première page du périodique de Présence & Action culturelles (Pac),
mouvement d'éducation permanente lié au Parti socialiste belge francophone, n° du 3e trimestre 2007. Elle est consacrée à l'exposition sur le Che organisée par le Pac.
Le prix Nobel de physique Albert Einstein "guévarisé" à la "une" de
Science&vie Junior, journal français sur les sciences destiné aux jeunes. Numéro de janvier 2005.
Un leader anti-impérialiste en ouverture
d'une prestigieuse revue littéraire parisienne : La Quinzaine littéraire du 1er au 15 octobre 2003.
Che Guevara, en novembre 2007, en couverture de Yeni
Harman, un journal turc d'extrême gauche.
© photos : Manuel Abramowicz
© Photo Philippe Coupleur.
Stand du PTB (parti d'extrême gauche) : Che Guevara un "produit" de
marketing politique ?
Ballons
et drapeaux rouges dans les rues bruxelloises : Che en avant !
Encore
un drapeau au motif guévariste...
© Photos Manuel Abramowicz
Chirac en PSiste, Sarkozy en léniniste et Raffarin en guevariste, sous les traits du dessinateur français Sardon, en octobre 2002. L'ex-président, l'ancien Premier-ministre et l'ex-ministre de
l'Intérieur s'habillent en "costume de gauche" pour mieux berner les "masses populaires" ?
Ce dessin exceptionnel est extrait de la couverture du quotidien
Libération, daté des samedi 19 et dimanche 20 octobre 2002, et retrouvé dans les archives de CheQuotidien. Il illustre un dossier consacré à la nouvelle stratégie de "gauchisation" de la droite française pour bétonner son pouvoir, après la défaite de ladite
"gauche plurielle", menée par le PS jospino-hollandiste. Ce dessin montre que les effigies traditionnelles des mouvements de gauche et marxistes peuvent être récupérées par la droite, même pure
et dure, pour camoufler sa vraie nature idéologique.
Après le gaullisme, la "droite gauchisée" ?
Après son retour au pouvoir, au lendemain de l'élection présidentielle de 2002 et du "Waterloo" subi sur tous les fronts par le PS en voie d'implosion, la droite française - à l'Elysée comme à
Matignon - va tenir un "discours social". Pour répondre à la "fracture sociale" observée en 1995... par Jacques Chirac lui-même ! En faillite idéologique et s'arc-boutant uniquement sur
l'héritage des "gaullismes" (le gaullisme de la Résistance, le gaullisme de l'Après-Guerre, le gaullisme de la fin de l'Algérie française et le gaullisme de la réaction à Mai-68), la droite
circule alors sans aucun GPS et risque de foncer droit dans le mur. Le sinistre total est programmé pour la "vielle auto" de la droite historique française.
C'est alors, que pour éviter l'écrabouillage, des doctrinaires droitistes vont proposer de nouveaux oripeaux à la vieille droite, toujours conservatrice, traditionaliste et ringarde. La recette
est simple : racketter à la gauche social-démocrate (convertie au libéralisme) ses anciens thèmes qui lui permirent jadis des succès politiques considérables (l'égalité, le progressisme,
l'émancipation sociale, l'élargissement du suffrage universel, l'intégration des populations issues de l'immigration...). La droite va se "gauchiser". Devenir populaire et sociale. Devenir ?
Plutôt pénétrer dans un "Cheval de Troie" aux habits populaires et sociaux. La droite pourra alors, dès 2002 avec le gouvernement Raffarin, être écoutée par les "masses populaires".
Habits "léninistes" et "guevaristes" pour le "carnaval sarkozyste"
Nicolas Sarkozy et ses stratèges utiliseront ce "kit" pour gagner totalement le pouvoir lors de l'élection présidentielle de mai dernier. Cependant, le "discours à gauche" de la droite de droite
reste bien entendu qu'un magnifique leurre. Une incroyable arnaque politique. Une stratégie abusive servant à séduire la "France qui se lève tôt" et de surtout garder en main les rênes de la
République française pour la guider au profit des classes dominantes.
Les habits "léninistes" et "guevaristes" de la droite française ne sont que des déguisements. Permettant le tenue, au jour le jour, du "carnaval sarkozyste" et la poursuite de l'aliénation d'une
bonne partie du peuple de France.
Manuel Abramowicz
Animateur-coordinateur de
CheQuotidien
En 1998, le Comité philatélique belge décida d'émettre une série de timbres à l'occasion d'une « rétrospective d'adieu au XXe siècle ». A raison d'un rythme de
vingt par an (jusqu'en 2002) et au prix de 17 francs belges de l'époque l'unité (1), cette collection de timbres de La Poste belge présenta en effigie les personnalités qui illustrèrent le
XXe siècle finissant : la Première ministre israélienne Golda Meir, le révolutionnaire soviétique Vladimir Ilitch Oulianov dit « Lénine », le Prix Nobel de physique Albert
Einstein, le dessinateur belge Hergé... et le leader anti-impérialiste Ernesto Guevara dit « El Che ».
Le site
CheQuotidien a remis la main, dans ses Archives, sur trois timbres de cette collection exceptionnelle de La
Poste belge. Pour l'anecdote, signalons qu'une sénatrice du Parti social-chrétien (l'ancêtre de l'actuel Centre démocrate Humaniste de Joëlle Milquet), Magdeleine Willame-Boonen, protesta
publiquement au Sénat contre l'émission du timbre avec le portrait de Lénine. Selon elle, ce dernier était « un homme qui sema la terreur dans son pays et dont le régime coûta la vie à
plusieurs centaines de milliers de personnes (...). Lénine a (...) marqué le siècle comme l'ont malheureusement fait aussi d'autres grands dictateurs comme Staline, Hitler, Pol Pot et, dans une
moindre mesure, Pinochet… pour ne citer qu'eux. Méritent-ils pour autant d'être collés, notamment par des enfants qui pourraient se demander qui est ce monsieur sur le timbre, sur tout le
courrier privé mais aussi sur le courrier public du Royaume ? Quelle image désire-t-on donner de notre pays à l'étranger ? Celle d'un État qui n'a pas tiré les leçons de l'Histoire
? » (2).
La réponse du ministre des Télécommunications de l'époque, le socialiste flamand Rik Daems, fut la suivante : « Les dix personnalités figurant sur les timbres ont été
choisies par une commission pluraliste autonome de La Poste. Je m’étonne que la nouvelle opposition [NDLR de
CheQuotidien : constituée des sociaux-chrétiens]
me critique pour un choix effectué en 1998 sous le gouvernement précédent alors que je ne fais que poursuivre la politique de ce gouvernement » (3). Pour rappel, ce gouvernement était alors mené par les sociaux-chrétiens flamands et francophones, du CVP (l'actuel CD&V) et du PSC, parti de Magdeleine
Willame-Boonen !
M.AZ
Notes :
(1) Soit environ 38 centimes d'euros aujourd'hui : une preuve de plus que le passage à la monnaie européenne signifie une augmentation du coup de la vie puisqu'un timbre de base coûte aujourd'hui
52 centimes pièce.
(2) Extrait du Compte rendu analytique du Sénat de Belgique, session ordinaire 1999-2000, séance plénière du jeudi 2 décembre 1999.
(3) Idem.