Expos

Vendredi 28 septembre 2007

Exposition itinérante du PAC

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Présence et Action Culturelles (PAC) propose dès le mardi 9 octobre son exposition itinérante grand public intitulée : « Cuarenta Guevara, 40 regards sur le Che, 40 ans plus tard ». Exposition qui s’accompagnera d’un numéro spécial de la Collection Les cahiers de l’éducation permanente, ce numéro recueillera les contributions de témoins, d’historiens, philosophes, journalistes, écrivains qui ont des avis tranchés sur le Comandante Ernesto Che Guevara. Extraordinaire phénomène de notre mythologie contemporaine que ce personnage emblématique, personnage auquel ont spontanément choisi de s’intéresser dès la rentrée 2006, un groupe de jeunes animateurs régionaux du Mouvement d’éducation permanente PAC. C’est l’un des plus jeunes d’entre eux, Julien en l’occurrence, qui en rectifiant une idée fausse d’un ami, en effet, celui-ci pensait que le Che était une icône du rock ! a littéralement dévoré les écrits politiques du Che et sa biographie de A à Z. Le charme de ce révolutionnaire romanesque l’a profondément habité des mois durant. Conscient que le Che n’avait pas fait un parcours sans fautes, lui étant reconnaissant pourtant, car le Che a toujours agi en pensant servir l’intérêt commun et non son propre intérêt. En tant que jeune militant socialiste, il affirme avec force que cette pratique devrait se généraliser. Emporté par ce flux légendaire, quarante ans après et quoique controversé sur plus d’un plan, le personnage fascine encore, symbolisant pour les uns l’engagement absolu dans un socialisme de combat, pour d’autres dans les jeunes générations en particulier, l’expression mythique la plus aboutie du héros révolutionnaire moderne. Soyez réalistes : exigeons l’impossible... Phrase qui figure sur le dos de notre T-shirt « Che » nous l’avons mise en pratique.

Voici en guise de mise en bouche quelques bribes glanées ici et là dans l’éventail des nombreux témoignages qui composent la trame de l’exposition.

A propos de son caractère explosif, il disait
J’ai un caractère explosif. C’est un défaut que je corrige peu à peu avec la révolution, mais ce n’est pas facile.


Si vous êtes capables de trembler d’indignation chaque fois qu’une injustice est commise dans le monde, nous sommes des camarades, écrit Yvan Fox.

Le Che Guevara sur le mur de mon bureau, accroché là comme pour me rappeler chaque jour le sens de nos combats et nos limites... confie Serge Hustache.

Avec la couleur mauve de fond, le Che était trop beau, trop style Andy Warhol. Les jeunes l’ont arrachée des murs pour l’accrocher dans leur chambre. Et j’ajoutais écrit encore David Cusatto :
Quel impact, opération doublement réussie !


Il ne parlait pas de lui, mais il parlait au Nom du peuple…un révolutionnaire certes, un héros pour d’autres. Un homme engagé et emblématique qui n’a pas eu peur de faire valoir ses idées et n’a pas hésité à se révolter contre toute forme d’oppression
explique Matilda, une étudiante de 17 ans, Alix autre adolescente écrit : Le Che ? Un symbole fort, parce que c’était un rebelle et qu’à mon âge on adore les rebelles et les signes forts, comme lui, le déni de l’autorité.

Nous sommes contraints d’être durs, mais sans jamais perdre la tendresse disait le Che, au plus fort de l’extrême violence du maquis, encerclé, rongé par la fièvre relève Freddy Mathieu dans son témoignage.

Et le combat continue. Nouvelle génération qui reprend à terre le flambeau de la lutte guevariste. Adaptée à la nouvelle époque écrit Manuel Abramowicz.

J'ai lu cette phrase qu'il a écrite à ses enfants : Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire nous livre Anne Demelenne

Aujourd’hui, la photographie est mon outil et mon arme. Elle me fait rire, pleurer, aimer, comprendre, partager… Elle m’aide à vivre en accord avec mes révoltes témoigne Véronique Vercheval

Se révolter contre la pensée dominante, contre l’oppression, les dictatures. Militer avec intelligence et conviction en allant jusqu’au bout de l’idée. Voilà un programme qui a naturellement fait écho dans ma petite tête d’adolescent révolté, au teint basané et cheveux bouclés

Une vie pour une cause. Une existence pour émanciper les damnés de la terre. Se donner totalement pour rêver un monde de frères. Un homme réconcilié avec lui-même. De l’être sur l’avoir, de l’humain sur les biens ! Longue vie dans nos imaginaires, Comandante ! laisse échapper Jean Cornil.

Des témoignages de telle nature nous en avons tant et plus dans nos malles guevaresques, si la lecture de ces extraits choisis parmi une foule d’autres tantôt poignants, tantôt indignés, tantôt passionnés, enjoués, rageurs parfois, ou encore caustiques voire polémiques vous a donné l’envie d’en découvrir plus, c’est là tout le bien que nous vous souhaitons. Et de vous rencontrer avec plaisir lors du vernissage de l’exposition à la Maison du Peuple de Saint-Gilles (Bruxelles), le mardi 9 octobre prochain.

40 regards sur le Che, 40 ans plus tard sillonnera la Wallonie également à Namur au Centre d’information et d’accueil de la Région Wallonne du 29 octobre au 9 novembre 2007 et Verviers du 12 novembre au 18 novembre 200. Mons, liège, Nismes, Mouscron et Tournai prendront ensuite le relais.


Texte : PAC

Pour accéder directement au site Internet de l'expo : CLIQUEZ ICI

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Samedi 13 octobre 2007
Exposition à l'abbaye de Stavelot
Jusqu'au 31 décembre 2007

EXPO-40-ans-apres-abbaye-stavelot.gif Le 9 octobre 1967, Che Guevara est assassiné en Bolivie. Pour commémorer le quarantième anniversaire de sa mort, l’abbaye de Stavelot accueille au sein de ses murs une belle exposition sur un des personnages clés du XXe siècle.

L’icône du « Che » a remplacé celle de l’homme. Curieusement, le destin de ce révolutionnaire est peu connu alors que s’affiche encore et toujours son image dans le monde entier. Cette exposition, racontant la destinée d’un médecin devenu révolutionnaire, permet de mieux cerner le personnage.

Jeune étudiant en médecine, Ernesto Guevara effectue en 1952 un voyage en Amérique latine avec son frère Alberto : il va bouleverser sa vie. De ce périple naîtra sa pensée révolutionnaire, suite à son contact direct avec la pauvreté des peuples. Pour lui, la lutte contre les inégalités sociales passera par la révolution et par les armes. Il se rend au Guatemala pour apprendre les réformes entreprises par le président Jacobo Argenz Guzman. Il est renversé par le Coup d’Etat formenté par la CIA, quelques mois plus tard... En 1955, au Mexique, il côtoie des exilés cubains dont Fidel Castro, étudiant en droit : une rencontre capitale. Le Che trouve en cet homme le dirigeant révolutionnaire inspiré. Il rejoint rapidement son mouvement et s’engage dans la lutte armée.

La Havane prend feu
Le 2 décembre 1956, Guevara embarque avec Castro et quatre-vingt-deux Guérilleros pour Cuba, alors dirigée d’une main de fer par le dictateur Batista. Sur une côte déserte, l’accostage est catastrophique : ils tombent dans une embuscade. Seule une vingtaine de combattants échappent au massacre. Ce fait préfigure une lutte à mort qui durera deux ans dans la Sierra Maestra entre les troupes de Batista et les révolutionnaires. Une guérilla qui est soutenue par les paysans locaux. Durant ces combats, on ne s’intéresse guère à un homme comme le « Che », sans arriver à le détester ou l’admirer. Détestable quand il se montre intraitable envers les traitres et admirable durant ces combats quand il soigne des blessés de l’armée régulière. L’ambiguïté du personnage alimentera longtemps les conversations des partisans et opposants au Che.

Cuba si !

Enfin ! Le jour de l’an 1959, Batista est déchu et s’enfuit. Un gouvernement révolutionnaire est mis en place. Guevara devient en 1961 ministre de l’Industrie. Un rôle qu’il prend à cœur lorsqu’il dénonce la politique étrangère des Etats-Unis dans des discours enflammés. Directeur ironique de la banque d’Etat, il signait les billets de son surnom « Che ».

S’opposant au rapprochement de Castro avec l’Union Soviétique, le Che se détache peu à peu de ce Cuba qui devient, au fil du despotisme de plus en plus manifeste de Castro, une nouvelle dictature. Il va combattre « sur d’autres terres du monde qui réclament mes modestes moyens ».


Tel un chat, Guevara apparaît et disparaît, meurt plus de sept fois. Il hante le Congo au tournant de son histoire, en pleine guerre d’indépendance. On l’aperçoit à nouveau en Amérique Latine.


En 1967, la mort le rattrape en Bolivie. Arrêté par l’armée régulière bolivienne qui est dirigée par la CIA et des officiers nord-américains, son sort est scellé. Il est abattu froidement. Il meurt dans ce village de Vallegrande, écrasé par la lourde et moite chaleur ; difficile d’accepter une mort si misérable pour une telle icône. En assassinant le Che, le message du « Guérillero Heroïco » a dépassé les frontières et les générations produisant l’effet inverse voulu par ses assassins. Si l’être de chair est mort dans ce bled de Bolivie, l’autre, ce Don Quichotte de la révolution qui croyait trop à la bonté des hommes, reste le symbole d’une nostalgie et de rêves perdus d’un monde plus juste.


L’expo
La vie du Che, personnage éminemment historique, fut passionnante. C’est l’objet et l’intérêt de cette exposition à l’Abbaye de Stavelot. Le mythe du Che ne doit pas estomper l’originalité de sa pensée politique. Le marxisme de Guevara est un humanisme révolutionnaire. Le but de la révolution socialiste est pour lui la création d’un homme nouveau, libéré de toutes les formes d’aliénation : une utopie qui s’interrompt à sa mort, en 1967, en Bolivie.

Le visiteur découvre, dans la salle des expositions temporaires, l’épopée de ce jeune médecin, devenu guérillero. Sa famille, ses voyages, ses rencontres et son parcours politique sont évoqués par des panneaux didactiques.

Des photos, léguées par le collectionneur, José Lambert et le Musée de la Photographie de Charleroi, présentent des tirages orignaux du photographe Korda et font preuve de documents historiques. Des affiches cubaines de cinéma et de propagande racontent l’histoire économique de Cuba. Caractérisées par leur graphisme minimaliste, elles usent de peu de couleur et la qualité du papier dépend de l’époque de leur impression. Signe de ces temps révolutionnaires, l’une d’elle représente le Christ portant une Kalachnikov…


Dans le cloître, l’exposition s’attarde sur l’exploitation de l’image du Che. On découvre aussi l’autre facette de cet homme, comme son goût pour la poésie ou ses idées sur la famille, la santé, l’éducation ou le terrorisme.


Dans la chapelle, le Cuba d’aujourd’hui est présenté avec une présentation de l’action de la région wallonne à La Havane (Casa Valonia) qui apporte le savoir-faire de nos artisans. Et de nos formateurs Enfin, quatorze peintres belges et étrangers évoquent le « Che », chacun à sa manière.



Infos pratiques
Jusqu’au 31 décembre 2007.
Entrée : 3
Ouvert tous les jours, de 10 à 18h
Tél : 00-32-80-88.08.78
Site Internet : CLIQUEZ ICI

Texte : présentation officielle de cette exposition


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Dimanche 2 décembre 2007
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L'image du Che est multidimensionnelle.  Internationalisée. Déformée. Adaptée. Exploitée. Récupérée. Transformée. Idolâtrée. Scannée. Rephotographiée. Peinte.  Dessinée...

 

Les versions sont diverses et divergentes. Élégante ou  relevant d'un "culte de la personnalité" organisé par d'éternels disciples. L'image du Che est devenue intemporelle...

 

Récemment à Bruxelles, des affichettes sont apparues pour annoncer l'ouverture d'une exposition d'un jeune artiste belge, Bertrand Neuman. Sur celles-ci : la reproduction de l'une de ses œuvres représentant Ernesto Che Guevara. Son dessin au fusain est intitulé: "Che-Christ".


Il est magnifique et est complété d'une série de plus petits tableaux évolutifs.

 

La belle exposition de Bertrand Neuman peut être visitée jusqu'au 20 décembre prochain. Elle se tient dans la charmante galerie d'art Tribeca (au n° 412 de l'Avenue Louise, à 1050 Bruxelles).

Manuel ABRAMOWICZ

 

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Dessin et carton d'invitation republiés sur CheQuotidien
avec l'aimable autorisation de l'artiste Bertrand Neuman © Bertrand Neuman.

 

Galerie, resto et hôtel
La galerie Tribeca abrite également un très romantique et intime restaurant qui semble être des meilleures qualités. Cumulez donc votre visite de l'exposition de Bertrand Neuman avec un agréable rendez-vous culinaire. Et s'il est trop tard pour rentrer chez vous, Tribeca propose aussi de très jolies chambres d'hôtel.

Plus d'info ? Cliquez-ici


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Mardi 15 janvier 2008

L'exposition itinérante du PAC Cuarenta Guevara se poursuit à Nismes :

Expo-Che-25janvier2008.jpg

Plus d'infos : CLIQUEZ ICI

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Présentation

  • : 27/09/2007

reCHErCHE

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